08/11/2010

Alexandrie mon amour...

Bon il va falloir que je vous raconte.. L'Egypte..

Après que vous ayez appris la bonne nouvelle, je dois me fendre d'un petit récit de ce qui s'est passé la-bas.

Procédons en plusieurs chapitres: la vie sur place, l'état de la mer et le type de vagues, la compet...

Commençons par le commencement, c'est comment l'Egypte???

Euhhhh dégeu... c'est rien de le dire. Disons qu'on était la-bas en survie. Pour ne pas tomber malade, et faire la compet ds le meilleur état possible. Sorry de casser le mythe, mais on n'était pas ds le circuit touristique habituel, bien aux normes ocidentales, bien propre et tout et tout..

Alors voyons tout ça par le menu:

Arrivée à l'aéroport vers 21h, il fait nuit (à partir de 17h là-bas...), formalités de débarquement: visa, douanes, bagages, .. On est attendu par qqn de l'organisation pour le trajet en bus de l'aéroport au Caire jusqu'à Alexandrie (4h de route). On monte ds le bus, et là le choc.. culturel, température, agitation, la totale.  

Le trajet en bus? Long.. Mais la conduite radicale en vigueur là-bas nous tient bien éveillé: Autoroute 4 bandes où on roule à fond, parfois à six de front. Les phares? On les allume par hasard, qd on en a, ou qd on veut rouler à gauche,.. Ah oui, je vous ai pas dit: plus on a de phares, plus on roule à gauche.. Pas de phare? à droite! Sinon klaxon.! Non, non, si on roule plus vite, on dépasse où on peut à gauche ou à droite, la où ça passe..  Bref, pas dormi ds le bus..!

Arrivé sur place, on loge ds une cité entourée d'une enceinte. Il s'agit en fait d'une ville ds la ville d'Alexandrie: Al Maamoura. C'est une cité pour vacanciers égyptiens, avec digue sur méditerranée, et tout , et tout.. Sauf que les standards égyptiens n'ont rien à voir avec nos convenances européennes. Cages à poules, maisons à appartements (et quels appartements) qqu comerces, des mosquées (une tt les 500m), et qqu restaurants douteux...

apS7306430m.jpgapS7306429m.jpg 

Appartement insalubre selon nos critères: frigo habité en permanence, installation au gaz douteuse, voir dangereuse, salle de bain rudimentaire (douche sans rideau, raclette de rigueur, miroir fixé au papier collant), portes qui ne ferment pas, interrupteurs à fils dénudés,... A part ça, on arrive au milieu de la nuit, et je fais connaissance avec mon coloc: François Bockstael. Il s'avèrera plus tard être un précieux complice, et encore un peu plus tard, mon co-médaillé...! Bien vu Wim, de nous avoir mis ds le même appart. Le lendemain, on fait plus ample conaissance, avec les fourmis qui se chargent de visiter tout ce qu'on laisserait à portée, les cafards, les punaises ds les lits, le mobilier rudimentaire, voir inexistant, le tout bien plaquant tellement qu'on les a pas usé avec la moindre lavette... Bref, le séjour commence avec dettol et eau de javel..

apS7306379.JPG

apS7306421.JPG

apS7306415.JPG

Ah oui, j'oubliais! 5h du mat, c'est le muezin qui nous réveille.. On a de la chance, on loge juste sous le minaret de la mosquée. Alors quand il chante, c'est pleine puissance. Ils ont pas de cuisine, mais ils ont des sonos! A 3km au large sur l'eau, on l'entendait comme si on était à côté... Bref, 5h du mat, triple saut périlleux sur la planche qui me sert de lit... 

Ensuite, on sort car on a 500m à pied à faire jusqu'à la digue. Les nageurs prennent la navette pour traverser tout Alexandrie pour se rendre à la piscine (bac de 50m en plein air). Et dès qu'on sort, re-choc: l'odeur. Comment vous dire... Entre la poubelle, et la poubelle. Tout jonche sur le sol. Le matin on arrose les plantations (superbes et bien entretenues, elles) et on pousse tt les déchets à grand jet d'eau. Ramasser? Non, c'est pour les chats, par centaines, par miliers... pas vu de rats, mais des chats! Bon, à choisir, allons-y pour les chats... Odeur de décharge, à 30°C, faut être bien accroché, ou né là-bas...

Autre nuisance permanente: le bruit multiple. And the winner is... the klaxon. En permanence, jour et nuit, à toute heure. Ca klaxone a chaque coup de volant, en guise de clignotant, qd on tourne, qd on freine, qd on dépassse, à chaque croisement, à chaque piéton,... Un concert de klaxons en permanence, sans arrêt. Al Maamoura, merveilleuse terre de vacance. Visiblement, ça ne dérange personne. Je suspecte les Egyptiens d'être dépourvu d'odorat et d'ouïe..

Puis on rejoint la digue, et faut reconnaitre que "ça le fait". Les plantations, l'aspect général des batiments (faut pas regarder de près), les femmes voilées au regard perçant,... Ce dépaysement-là est plutôt agréable.  S7306384.JPG

Qd on regarde ds les ruelles de traverse, l'enchantement retombe.. On est bien en pays de débrouille. Fait de bric et de broc, de bazards rafistolés, rouillés et compagnie.  S7306385.JPG

Et dire qu'on est dans un lieu de vacances... On s'est rendu compte en traversant le Caire et Alexandrie que la réalité est bien plus terrible encore. Confirmation qu'on est bien en un lieu privilégié: on croise à longueur de rues des voitures sur lesquelles on se retournerait même ici en Belgique.. Genre big cylindrées de luxe.. Curieuses contradictions...  

Bon pour terminer de vous brosser ce tableau auquel on a survécu, l'eau était inconsommable. Même pour se brosser les dents, eau minérale. Tout devient donc très vite compliqué. Qd on est arrivé, la moitié de ceux qui était déjà arrivé était malade, vissé au WC, accroché au rouleau de pécul comme un poivrot à son décapsuleur. Pour se nourrir, François et moi on s'est donc mis en mode survie: hydrates de carbone, protéines et légumes en conserve. Juste le nécessaire pour être fit & well le jour J. Ceux qui logeaient en hotel avaient moins de chance, pas le choix de la nourriture, servie tourista comprise..C'est dans ce contexte, quil a fallut faire abstraction, et se concentrer sur les compétitions. La petite vie s'est organisée. Allumage explosif du four pour recuire le pain du pt déj, achat d'eau minérale pour la journée, course pour le repas du soir, car on évite soigneusement les restos (pourtant bons marchés) avt les compétitions... La moindre salade est suspectée contaminante...

Allez, jetons un voile sur ce tableau idyllique. A suivre, et pour se faire plaisir, tous à la plage: Egypte, la mer

20:53 Écrit par didier thiebaut | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |